EN DIRECT – Tuerie à Paris: le suspect a dit aux policiers qu’il voulait s’en prendre à la communauté kurde

Le Conseil démocratique kurde en France condamne les “assassinats politiques”

Agit Polat, porte-parole du Conseil démocratique kurde de France (CDK-F), est revenu ce matin sur les meurtres qui ont eu lieu hier dans le 10e arrondissement.

“Pour nous, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’assassinats politiques orchestrés par la Turquie”, a-t-il d’abord déclaré.

Et permettez-moi d’ajouter : « Pour nous, il ne fait aucun doute que ces assassinats sont qualifiés de terroristes.

Pour rappel, le suspect interpellé hier par la police est de nationalité française. Pendant sa garde à vue, il s’est déclaré “raciste” et a dit à la police qu’il voulait s’en prendre à la communauté kurde.

Le suspect a dit à la police qu’il voulait s’en prendre à la communauté kurde

Selon BFMTV, le tireur qui a été arrêté et détenu aurait déclaré à la police qu’il voulait s’en prendre à la communauté kurde.

Il s’est également décrit, au moment de son arrestation, comme un « raciste », apprend-on de sources pertinentes, confirmant les informations de JDD.

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La communauté kurde mobilisée ce matin devant le lieu du drame

Après le meurtre, ce quartier du 10e arrondissement est toujours sous le choc. Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées ce samedi matin devant le centre kurde et ont scandé des slogans.

Ces personnes se déplaceront ensuite vers le grand rassemblement prévu à partir de 12h00 sur la place de la République.

Une veillée a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi. Les gens sont également venus déposer des fleurs et des bougies.

Affrontements sur les lieux du meurtre : 12 policiers blessés selon le bilan final

Des affrontements ont éclaté quelques minutes après que Gérald Darmanin a pris la parole sur les lieux du meurtre hier après-midi.

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Des membres de la communauté kurde ont lancé des missiles sur les policiers, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes, a appris BFMTV de source policière.

Le nombre de policiers blessés lors des affrontements de ce matin a été revu à la hausse, passant de cinq à douze. Ce rapport est définitif.

Le rassemblement est prévu à 12 heures ce samedi place de la République

Le Conseil démocratique kurde de France a appelé à manifester ce samedi à 12 heures sur la place de la République à Paris.

Cette mobilisation était organisée par l’organisation, regroupant vingt-quatre associations de la diaspora kurde à travers la France, qui a condamné “l’attentat terroriste” perpétré contre son siège.

Des militants de La France Insoumise (LFI) ont déclaré qu’ils participeraient au rassemblement. Une “délégation de députés LFI” sera également présente, apprend BFMTV.

Un rassemblement avait déjà eu lieu à Marseille vendredi après-midi en solidarité avec le peuple kurde et en l’honneur des victimes de la fusillade.

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La communauté kurde “en colère”

Un rassemblement de la communauté kurde s’est tenu vendredi soir sur les lieux du meurtre. Sur le terrain, la population a exprimé à plusieurs reprises sa colère après le drame, liant cette attaque aux meurtres de trois militants kurdes en janvier 2013.

“Nous sommes ici pour montrer notre colère, il y a dix ans trois camarades kurdes, trois femmes, trois symboles de la communauté kurde ont été tués”, a rappelé un manifestant. “C’est inacceptable de tuer des gens comme ça en plein Paris.”

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“La France nous doit protection”, a déclaré le porte-parole du CDKF, que les Kurdes “menacent”

Lors de la rencontre prévue ce matin avec le préfet de police de Paris, “nous répéterons le fait qu’il y a environ trois semaines nous avons dit aux autorités françaises que nous étions en danger”, a expliqué à BFMTV Berivan Firat, le porte-parole kurde des relations extérieures. Conseil démocratique en France (CDKF).

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“Nous le savons, nous sommes menacés, les Kurdes en général, les militants kurdes, les militants kurdes sont menacés, et la France nous doit protection”, a-t-elle déclaré. “Nous ne sommes pas seulement des militants de la cause kurde, mais aussi des Franco-Kurdes ou des réfugiés politiques” et “cette protection nous est due”.

Pour le porte-parole du Conseil démocratique kurde en France “c’est un attentat terroriste”

Pour Berivan Firat, porte-parole des relations extérieures du Conseil démocratique kurde de France (CDKF), « la communauté kurde a été directement visée » dans l’attaque de vendredi, « et nous rejetons donc la qualification d’acte raciste. Nous restons et soulignons qu’il s’agit d’une attaque terroriste.”

“L’heure et le jour de l’attaque ne sont pas anodins.

Si cette rencontre n’avait pas été reportée d’une heure à la dernière minute, “il y aurait eu un massacre”, déclare-t-elle, assurant que “cette rencontre même était le but”.

Le préfet de police recevra les leaders de la communauté kurde ce samedi matin

Le préfet de police de Paris recevra “les responsables de la communauté kurde le samedi 24 décembre à 10 heures”, a indiqué la préfecture dans un communiqué. Ceci à la demande du Président de la République et du Ministre de l’Intérieur.

Le suspect en garde à vue

L’homme “a été interpellé immédiatement après les faits et placé en garde à vue”, a précisé la procureure de Paris Laure Beku. Une enquête a été ouverte pour assassinat, tentative d’assassinat, violences volontaires avec arme et violation de la législation sur les armes.

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Selon les premiers éléments de l’enquête, le mobile du racisme fait partie des pistes explorées, mais il doit être confirmé notamment par les déclarations du suspect lors de sa garde à vue. La trace d’un attentat terroriste est exclue à ce stade de l’enquête, selon le procureur.

Le tireur suspect connu de la police

Il a été condamné en juin dernier à douze mois de prison pour des violences avec armes à feu commises en 2016, une peine dont il a fait appel.

Cet homme est également accusé en décembre 2021 de violences avec arme, avec intention et à caractère raciste et de préjudice pour des actes commis le 8 décembre 2021. camper dans le 12e arrondissement et de raccourcir leurs tentes, annonçait à l’époque une source policière.

Après avoir passé un an en détention provisoire, il a été libéré le 12 décembre, comme l’exige la loi, et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué le procureur.

Trois morts et trois blessés selon le dernier bilan

Un peu avant midi vendredi, rue d’Engien, dans le Xe arrondissement de la capitale, un homme de 69 ans a fait usage de l’arme à plusieurs reprises. Trois personnes sont mortes (une femme et deux hommes), un homme a été grièvement blessé, et deux hommes plus grièvement, selon le dernier bilan.

Selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui s’y est rendu dans l’après-midi, deux personnes ont été tuées devant le centre culturel kurde Ahmet-Kaya et la troisième dans un restaurant voisin. Aucun détail n’a fuité sur le profil des victimes, qui selon le ministre n’étaient pas “connues des services français”.

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