La comète ZTF visible à l’œil nu depuis ce week-end

La comète C/2022 E3 ZTF de la périphérie du système solaire est visible à l’œil nu depuis ce week-end. DAN BARTLETT/AFP

Pour la première fois depuis 50 000 ans, la comète C/2022 E3 ZTF, originaire de la périphérie du système solaire, est observable en France jusqu’à début février.

Il était attendu depuis 50 000 ans. La comète C/2022 E3 ZTF de la périphérie du système solaire est visible à l’œil nu depuis ce week-end. Ce petit corps rocheux et glacé a été découvert en mars 2022 par le programme de ciel Zwicky Transient Facility (ZTF), qui exploite le télescope Samuel-Oschin à l’observatoire Palomar en Californie. Son dernier passage si près de la Terre remonte aux périodes paléolithique et néandertalienne. Les passionnés d’astronomie pourront observer cet objet céleste rarissime jusqu’à début février. Il devrait passer au plus près de la Terre (soit 42 millions de km), vers le 1er février. Le Figaro vous guide pour essayer de trouver cette étoile brillante.

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A quoi ressemble ZTF ?

Lorsqu’une comète s’approche du Soleil, la glace contenue dans son noyau se sublime, libérant une longue traînée de poussière reflétant la lumière du Soleil. Ce sont ces cheveux brillants, surnommés le coma, que l’on peut observer depuis la Terre. Un petit corps rocheux, estimé à environ 1 km de diamètre, a été détecté passant par l’orbite de Jupiter. Il s’est ensuite dirigé vers le Soleil jusqu’à ce qu’il atteigne son périhélie, le point le plus proche du Soleil, le 12 janvier. L’objet céleste était alors “Encore 10 %” du Soleil comme de la Terre (environ 150 millions de km), a indiqué à l’AFP Nicolas Biver de l’observatoire Paris-PSL.

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ZTF sera à son apogée “quand il est le plus proche de la Terre”Thomas Prince, professeur de physique au California Institute of Technology, a déclaré à l’AFP. Le corps céleste est de couleur verte parce que les rayons ultraviolets du soleil ont été absorbés par la molécule de la comète, le carbone diatomique, rapporte le journal américain. New York Times . Cette réaction donne au ZTF une couleur spécifique et le rend en fait plus reconnaissable.

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Comment l’observer ?

Si la comète est plus facile à repérer avec des jumelles ou des jumelles, elle sera tout de même visible à l’œil nu lors d’un ciel nocturne sans très grosse lune et, bien sûr, sans pollution lumineuse. Eric Lagadec, astrophysicien à l’Observatoire de la Côte d’Azur, spécialiste des poussières d’étoiles, conseille aux observateurs sur son compte Twitter de s’éloigner “Villes et pollution lumineuse” profiter du phénomène.

Le spécialiste précise que ZTF sera “passer entre le Grand et le Petit Chariot” et donc il faut “rechercher une vue dégagée vers le nord”. La meilleure fenêtre de visualisation est cette semaine, disent les experts. Il devrait être le plus proche de la Terre début février avant de plonger dans l’hémisphère sud et de retourner dans les régions extérieures du système solaire.

A quand son retour ?

Selon les modèles actuels, les comètes proviennent de deux réservoirs : la ceinture de Kuiper, au-delà de l’orbite de Neptune, ou le nuage d’Oort, vaste zone théorique située jusqu’à une année-lumière du Soleil, à la limite de son champ gravitationnel. “Selon l’inclinaison du plan de son orbite, il s’agirait d’une comète à longue période originaire du nuage d’Oort.”, selon Nicolas Biver de l’observatoire Paris-PSL. Lors d’un précédent passage près du Soleil, il y a 50 000 ans, le visiteur glacial est alors parti en sens inverse, mais sans atteindre le Nuage d’Oort. Cette fois, elle pourrait être “définitivement éjecté du système solaire”.

Les scientifiques profiteront donc peut-être de sa dernière visite pour tenter de mieux comprendre la composition des comètes grâce aux observations du télescope spatial James Webb. “Nous l’observerons de toutes parts. Ce n’est pas la comète du siècle, mais nous sommes heureux d’observer de telles comètes tous les un ou deux ans parce que nous les considérons comme des vestiges de la formation du système solaire.”, détaillé par Nicolas Biver. Cette “visiteur rare” apportera “des informations sur les “habitants” de notre système solaire bien au-delà des planètes les plus lointaines”, Thomas Prince de l’Institut de technologie de Californie.

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