“Le départ en épi, une folie!”, on a feuilleté avec Gérard Holtz son livre retraçant les 100 ans des 24 Heures du Mans

Si on ne le voit plus commenter les JO, le Tour de France, Roland Garros ou le Dakar, Gérard Holtz n’est guère content. Au printemps 76, loin du soleil des plateaux parisiens, le journaliste emblématique de France Télévisions négocie sa retraite sur le parquet. Bientôt son spectacle “Vive le sport et ses petits secrets” repartira en tournée. Il fera également une halte au Théâtre Georges Brassens de Saint-Laurent-du-Var le 17 mars. près de sa maison. En attendant ce “NNH” – “Néo-Niçois Joyeux” – comme il aime à se présenter, est venu découvrir notre rédaction. L’occasion de revoir l’excellent livre célébrant les 100 ans imminents des 24 Heures du Mans (10-11 juin 2023), qu’il a signé. Signal de départ !

Gérard, combien de temps dure la trajectoire du centenaire des 24 Heures du Mans en quatre 330 pages ?

C’est un travail de six mois. Notamment parce que Denis Bernard et Basil Davoin sont deux experts, des spécialistes qui connaissent cette course sur le bout des doigts. Moi, au micro de France Télévisions, j’ai une dizaine de couvertures de l’événement. Peut-être une douzaine, à partir de 1996. Pour la petite histoire, j’ai couru la grande piste pour le lever de rideau. C’était un événement Pro-Am. J’ai partagé le volant de la Lamborghini Diablo avec Gérard Larousse. De plus, j’ai disputé cinq fois les 24 Heures du Mans en karting. J’ai également participé à la première édition des 24 Heures de Cyclisme sur le Circuit de Bugatti en équipe avec mes deux fils, Julien et Antoine.

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Depuis quand Gérard et Julien Holtz écrivent-ils ensemble des best-sellers sur l’histoire et les histoires du sport ?

Tout a commencé en 2012. à la 100e édition de la Grande Boucle (en 2013, ndlr), les éditions Gründ proposaient un recueil de 100 récits légendaires du Tour de France. Ils ont compté 3 000 exemplaires vendus. Le résultat a dépassé les attentes. Ყut ! Depuis, nous distribuons un livre par an. C’est le onzième. La prochaine, commémorant les 200 ans du rugby, paraîtra l’été prochain en prélude à la Coupe du monde.

Au départ de cette rétrospective de la double tour de l’horloge du Mans, quelle était la priorité des auteurs ?

Tout d’abord, bannissez les textes longs et le plan chronologique. Continuez le sujet. Et puis de trouver un juste milieu dans le traitement, le fond, la forme, pour que l’ouvrage satisfasse le grand public comme les passionnés de sports mécaniques et d’endurance, les puristes.

Comment avez-vous réparti les tâches ?

Nous avons partagé des portraits et des interviews avec Denis Bernard, l’auteur de bandes dessinées qui a créé sept albums relatant les grands moments des 24 Heures du Mans. J’ai eu l’occasion d’évoquer quelques grandes figures que je connais, comme Pescarolo, Ickx, Christensen. Basile Davin, lui, s’est concentré sur l’évolution de la race, de la technique, du cercle. Et Julien sur tous les aspects insolites : petits secrets, chiffres, coulisses…

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Quels souvenirs gardez-vous de votre premier contact avec les 24 Heures du Mans ?

La première image qui me vient à l’esprit est le démarrage brutal. Tellement puissant, spectaculaire, original. Tellement symbolique ! Nous consacrons une double page à ce moment intense, illustrée d’une photo de Jackie Ickx traversant la piste en marchant pour protester contre la prise de trop de risques à ses yeux lors de l’édition 1969. Je suis d’accord avec lui. Le début de Herringbone était fou !

L’image la plus puissante que vous ayez commentée ?

Le vol Mercedes CLR de l’Ecossais Peter Dumbreck, qui a effectué trois boucles et a atterri dans la forêt à 50 mètres de la piste en 1999. Je viens de reprendre les ondes de Tout le sport samedi soir vers 20h45. . Nous avons immédiatement mis à jour et commenté ce crash avec un léger retard. Pilote indemne. Formidable.

Si je vous demandais de résumer les 24 Heures du Mans en deux ou trois mots clés…

Les deux premiers mots : passion et tradition. Ils sont partout. Pendant la semaine, de la pesée d’ouverture de la célébration du centre-ville à la cérémonie du défilé en face à face, vous les trouverez partout. Camps où les supporters anglais plantent une tente à côté d’une voiture classique. Dans le paddock, dans les tribunes, là où les gens connaissent et aiment chaque pilote, chaque voiture. Et j’ajoute le troisième mot : laboratoire. Malgré les détracteurs du sport automobile, cette course a toujours été une épreuve sur route. Combien d’innovations techniques y sont apparues ? Freins à disque, phares halogènes, boîte de vitesses semi-automatique, ABS, moteur hybride, etc. et le meilleur…

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Qu’avez-vous appris en écrivant ce livre ?

Beaucoup de choses. Car je ne suis pas aussi connaisseur des 24 Heures du Mans que Jean-Paul Olivier l’est du Tour de France, loin de là. Les différents parcours depuis sa genèse, comment le circuit s’est construit chaque année… et aussi l’histoire de Louis Rosier qui a gagné en 1950 après 23 heures et 10 minutes au volant. Incroyable effort ! Son fils et coéquipier Jean-Louis n’a bouclé que deux tours.

Après tout, pour vous, “Monsieur Le Mans”, qui est-il ? jackie hache? Henri Pescarolo ? Tom Christensen ?

question difficile. Je réponds spontanément Ickx. Il a moins de victoires que Christensen et moins d’apparitions que Pesca. Mais il a peut-être laissé une marque plus forte dans l’histoire. Retour en 69, où, après s’être éloigné, il bluffe pour s’imposer par 120 mètres aux dépens de Hans Herrmann. Et puis Jack, vous savez, c’est une vraie personne. Un gentleman dans toute sa splendeur.

Auteur : Denis Bernard, Basile Davoine, Julien Holtz et Gérard Holtz, éditions Gründ, 330 pages, 450 photos, 31 x 26,5 cm, 49,95 €.

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