Sommet de Dakar sur l’Agriculture: comment nourrir l’Afrique

Posté sur:

A Dakar, un sommet co-organisé par le Sénégal et la Banque africaine de développement s’ouvre ce mercredi pour “libérer le potentiel de production alimentaire” du continent. Vingt chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus, et quarante pays seront représentés d’ici le 27 janvier.

De notre correspondant à Dakar,

Ce ne sera pas un sommet comme les autres promet Beth Dunford, vice-présidente de la Banque africaine de développement pour l’agriculture, le développement humain et social. Avec les séquelles de la pandémie de Covid et la guerre en Ukraine, il y a un « urgent “, elle dit. ” Nous savons que près de 250 millions d’Africains se couchent le ventre vide chaque nuit, et c’est inacceptable. Nous savons également que les prix des denrées alimentaires augmentent, ce qui rend plus difficile pour les gens de nourrir leur famille. Les engrais deviennent aussi plus chers, les agriculteurs ont du mal à en produire plus. Il est donc temps de se mobiliser pour renforcer la souveraineté et la sécurité alimentaires “, elle explique.

Lire Aussi :  Pour lutter contre la fraude au CPF, le site Mon compte formation adopte FranceConnect+

Le potentiel est là, et les solutions sont là, selon Beth Dunford : de nouvelles variétés de semences, par exemple, adaptées au changement climatique. La BAD promet des accords concrets, dans la continuité de sa stratégie « Nourrir l’Afrique » lancée en 2015. Depuis lors, la BAD et ses partenaires ont contribué 7 milliards de dollars à cette stratégie et ont touché 74 millions d’agriculteurs, avec de nombreux succès que nous espérons reproduire largement sur le continent, avec un engagement politique. “, elle dit.

Lire Aussi :  lois Auroux : promouvoir la démocratie dans l’entreprise (1/3)

Nourrissez plus et nourrissez mieux

Dans les trois prochains jours, les pays participants présenteront donc leurs plans, leurs « pactes nationaux » à leurs partenaires afin de recevoir des financements. Le défi du ministre de l’Agriculture du Sénégal, Ali Ngouille Ndiaie : nourrir plus et nourrir mieux », sans changer ce que nous mangeons “.

Nous savons où nous voulons aller compte tenu de l’évolution démographique. Nous voulons développer ce que nous consommons, car nous importons toujours du riz, malgré tous les efforts que nous avons faits, malgré l’augmentation significative de notre production. Nous importons beaucoup de maïs, nous importons pratiquement 100% de notre blé, le regretMais Ngouille Ndiaie. Il s’agit donc aujourd’hui de mettre en place des stratégies qui nous permettront d’être autosuffisants pour certaines productions dans les cinq prochaines années, et pour d’autres, même si nous n’atteignons pas l’autosuffisance, nous pouvons avoir un bon niveau de production. . »

Le Sénégal table sur un financement à hauteur de 1600 milliards de FCFA (environ 2,4 milliards d’euros), soit près d’un tiers du budget total consacré à la souveraineté alimentaire du pays.

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button